L’école et le territoire : innovations et patrimoines dans les Unesco Géoparcs et dans les aires protégées du Gabon du type parcs nationaux

Yanique Ekobevet Allogo
Sous la direction de : Angela Barthes
Laboratoire EA-ADEF/Aix-Marseille Université

De nombreux travaux sur l’école et le territoire montrent que l’école ne saurait ignorer l’environnement qui l’entoure. Il y a donc au sein même de l’école et en dehors de l’école des liens, de l’activité, des partenariats, des actions qu’il nous faut prendre en compte. Cette prise en compte, amène à considérer l’aspect local de l’école. Et là encore, il s’agira d’examiner l’environnement interne et externe de l’école. Les principaux acteurs qui intéressent notre recherche dans un premier temps peuvent se limiter aux seuls enseignants, élèves, familles, collectivités territoriales (mairie, associations ?…) tous en lien avec l’école. Il paraît plutôt clair qu’une telle étude ne peut s’effectuer que dans une zone rurale. En effet, notre échantillonnage de limitera à une zone rurale. Cette recherche sera menée dans les Alpes de Haute-Provence à Digne des bains. Sa situation géographique, lui donne grâce au Géoparc un environnement labellisé. Cette labellisation crée des effets en retour répondant ainsi aux normes nationale-locale et internationale. Ces exigences s’imposent de ce fait aux populations. Autrement dit qu’ils font partie intégrante des pratiques des populations. Notre étude tentera une analyse fine de comprendre comment dans ce paysage de vie quotidienne et de normes, les activités du « local » interpénètrent.

Dans ce flux de production de connaissances ou d’habitudes, l’action pédagogique officielle c’est-à-dire celle de l’école poursuit son but. Comment l’école va-t-elle prendre en compte la production des savoirs locaux générés par un tel environnement ? Ces connaissances locales sont-elles totalement abordées par l’école ou y a-t-il un tri qui s’opère ? Pourquoi certaines seraient rejetées et d’autres non ? Quelle est la nature des savoirs que l’école prendrait en considération et comment ces savoirs sont-ils récupérés pour devenir objet d’enseignement ? Il paraît aussi important d’examiner qui au sein de cette communauté rurale transporte (ent) ces savoirs à l’école ? Une fois, identifiés quel serait alors la part des autorités locales ? Une telle activité locale de prise en charge des savoirs locaux reste-t-elle soumise au référentiel national d’enseignement ? Enfin, sans toutefois mettre un terme à notre revue de questions, comment la labellisation de cette zone rurale modifie-t-elle les comportements des populations ? Et finalement, quels types d’élèves sont formés dans ces écoles ? Et comment au Gabon par exemple ou au Maroc (…) ces savoirs locaux sont transmis à l’école ?

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