L’exposition itinérante dans la vallée du Zat

Le travail de ©Geopark-H2020 pour l’exposition dans la vallée du Zat:

 

L’exposition sera réalisée pour les habitants de la vallée du Zat avec un double objectif :

  • présenter et valoriser l’ensemble des ressources patrimoniales de la vallée
  • permettre de susciter des débats sur l’opportunité ou non de développer un tourisme de nature notamment dans le cadre de la création d’un géoparc

 

Le titre retenu est à ce jour : La vallée du Zat : entre conservation du patrimoine et développement. Les textes seront rédigés en arabe et en français. Des présentations vidéo ont été envisagées dépendant des structures d’accueil locales. De courtes présentations orales, en Amazigh,  ont  été également envisagées.

 

Suite à longs échanges très constructifs, une première trame narrative a été retenue. L’exposition sera donc constituée de 12 panneaux, et pour chacun des panneaux, un référant scientifique a été nommé. L’exposition sera réalisée par Jean Guy Michard et Nour-Eddine Jalil (MNHN, Paris)

  • 1: Situation géographique et paysages (UCA)
  • 2: Le Zat: une vallée à protéger (MNHNP)
  • 3: Le Zat: un vallée en développement (MNHNP)
  • 4: Circuler dans la vallée (UCA)
  • a: La nouvelle route
  • b: Les sentiers pédestres et muletiers
  • c: Pont effondré, les risques géologiques
  • 5 (x2: a & b): L’eau (UCA)
  • a.a: L’Oued Zat
  • a.b: Les sources
  • a.c: L’irrigation, le partage de l’eau
  • b: La faune aquatique en six exemples
  • 6: L’agdal, tradition séculaire des tribus en pleine évolution (UCA & MNHNP)
  • 7: Le Plateau du Yaggour et ses roches gravées, de la Préhistoire à nos jours (MNNHP & AMU)
  • 8: Les géosites racontent l’histoire géologique du Haut-Atlas (UAB)
  • a: Géosite 1
  • b: Géosite 2
  • c: Les fossiles du Zat
  • 9: La biodiversité de la vallée et de la montagne (UAB &  ICTA)
  • 10: Les paysages socio-culturels (UAB &  ICTA)
  • 11: Les femmes et leur savoir-faire artisanal (UCA)
  • 12: Les espèces endémiques à protéger. (UAB &  ICTA)
La Vallée du Zat, entre patrimoine et développement ©Geopark-H2020-Rise, Artkas
La Vallée du Zat, entre patrimoine et développement ©Geopark-H2020-Rise, Artkas

 

Tous les panneaux portent un QR code renvoyant à des articles plus complets et aux informations du musée virtuel et éventuellement une carte de localisation.

Panneau type A : Titre 3 langues, sous-titres 2 langues, 3 textes (500, 300, 300) 2 langues, 3 images (+ crédits), 3 légendes courtes 2 langues

  • Panneaux: 4, 5-a, 6, 8, 11

Panneau type B : Titre 3 langues, 1 texte (500) 2 langues, 6 images (+ crédits), 6 légendes longues 2 langues

  • Panneaux: 5-b, 7, 9, 12
Panneau de type A ©MNHN/ARTKAS
Panneau de type A ©MNHN/ARTKAS
Panneau de type B ©MNHN/ARTKAS
Panneau de type B ©MNHN/ARTKAS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 13 panneaux de l’exposition, réalisés par le studio de création ©Artkas, sont consultables & téléchargeables sur le site internet du programme:

>> ACCÉDER AU SITE INTERNET <<

 

 

Introduction de chacun des 13 panneaux thématiques:

 

Panneau 2 – Situation géographique et paysages

> D’une superficie de 510 km2, la vallée du Zat constitue un important bassin secondaire de l’oued Tensift. Située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Marrakech, elle est entourée par les bassins de Ghdat à l’est, l’Ourika à l’ouest, le Souss au sud et la plaine du Haouz au nord. Sa forme allongée descend d’une altitude de plus de 3800 m au sud vers une altitude d’environ 700 m au nord. La topographie, riche et diversifiée, permet la division de la vallée en trois grands domaines.

 

Panneau 3 – Une vallée en développement

> Jusqu’en 1991, les opérations de développement étaient relativement limitées et concentrées sur Larbaâ : un dispensaire pour 19 000 habitants, un secteur scolaire unique de neuf écoles, un seul foyer féminin. Il n’y avait que deux séguias bétonnées en aval de Talatast et seul le centre de Larbaâ était électrifié. L’État se préoccupait principalement des questions basiques de l’éducation, de la santé, de la promotion et de l’entraide nationale ainsi que de l’équipement rural. Les projets de la Commune étaient encore plus restreints avec des actions modestes et très limitées dans l’espace.

 

Panneau 4 – La géologie raconte l’histoire du Haut-Atlas

> Les sites géologiques nous racontent comment les paysages ont changé dans cette partie de l’Afrique. À la place des mers profondes et des déserts de sable, l’ouverture de l’océan Atlantique a provoqué des éruptions volcaniques, bien avant l’existence de ces montagnes. Les roches qui émergent dans la plaine du Haouz nous parlent aussi des forces terrestres qui ont plissé et brisé les couches rocheuses pour former le Haut Atlas, il y a des millions d’années. La rivière Zat n’existait pas encore.

 

Panneau 5 – Circuler dans la vallée, de l’enclavement à l’ouverture

> Bien que proche de Marrakech, la vallée du Zat se trouve à l’écart des grandes connexions routières, à cause du peu de tourisme. Enclavée depuis des siècles, son processus d’ouverture est tout récent. La route nationale N9 qui relie Marrakech à Ouarzazate a évité la vallée pour passer dans la zone voisine de Glaoua à causes de diverses raisons datant du protectorat. De ce fait, le Zat se trouve en cul de sac et il faut emprunter la route provinciale P2016, goudronnée, qui remonte la vallée du Zat pour atteindre Larbaâ de Tighdouine dans les contreforts du Haut Atlas. L’extension actuelle permet d’atteindre la haute vallée du Zat.

 

Panneau 6 – Quelques animaux terrestres discrets

> C’est l’environnement idéal pour l’écologie de la faune sylvestre qui réunit les espèces d’oiseaux d’origine euro-asiatique avec d’autres afro-sahariennes. Il y a une grande diversité d’espèces animales adaptées aussi bien aux milieux de la vallée basse et de la moyenne montagne qu’aux milieux semi-arides de la zone élevée de la chaîne de l’Atlas.

 

Panneau 7 – L’hydrographie et la gestion de l’eau

> Le Zat est l’une des grandes vallées atlasiques alimentant l’oued Tensift. Ses 6 grands affluents gonflés par les pluies, la fonte des neiges et les sources lui assurent des eaux permanentes. Ses apports moyens sont estimés à 123 millions de m3/an à la station de Taferiat. Ce bassin compte 2 lacs collinaires et 20 saguias. L’eau de l’oued est principalement utilisée dans l’agriculture, l’élevage et l’usage domestique. Un savoir-faire et une ingénierie séculaires permettent de transférer l’eau des fonds des vallées ou des sources vers les terrasses construites sur des pentes parfois très raides.

 

Panneau 8 – La faune et la flore aquatiques

> La biodiversité aquatique est une composante principale de la vallée du Zat. Elle assure la chaîne alimentaire indispensable pourla vie terrestre. Les plantes sont consommées par des petits animaux qui sont à leur tour mangés par des animaux plus grands. Plusieurs espèces sont indicatrices de la qualité de l’eau. Toute perturbation peut entraîner le déséquilibre de l’écosystème et l’installation d’espèces invasives ou de parasites dangereux. La préservation de ces habitats aquatiques est importante.

 

Panneau 9 – Les paysages socio-environnementaux

> Les systèmes naturels et les composantes sociales du territoire de la vallée du Zat forment, dans leur ensemble, un patrimoine socio-écologique de grande valeur qui constitue une base pour projeter un avenir compétitif durable. Les éléments socioculturels peuvent se différencier en différents groupes : ceux rattachés à l’activité agro-sylvestre-pastorale )cabanes en pierres sèches, aires pour battre les céréales et ruches des abeilles ; les éléments rattachés à l’utilisation et la gestion de l’eau )canaux d’irrigation, abreuvoirs et fontaines(; les bâtiments )maisons et bâtiments religieux( ; et aussi d’autres éléments importants (pierres gravées, arbres singuliers et marais salants(.

 

Panneau 10 – L’Agdal, une traduction séculaire toujours actuelle

> Le mot agdal est répandu dans les parlers berbères du nord de l’Afrique et du Sahara. Au Maroc, l’agdal désigne un mode de gestion communautaire caractérisé par la mise en partage des ressources au sein d’un territoire délimité. L’agdal concerne une large gamme de milieux écologiques. Selon la nature des ressources protégées, on peut distinguer des agdal pastoraux, forestiers, fruitiers, agricoles, fourragers… Si ce mode de gestion s’applique à des écosystèmes très diversifiés, il s’articule suivant certains traits sociologiques et symboliques communs. Il est pratiqué selon des rites ancestraux très codifiés.

 

Panneau 11 – L’art rupestre du plateau du Yagour

> Le Yagour a offert ses parcours de chasse aux hommes néolithiques des plaines avoisinantes comme l’atteste les thèmes de gravures hérités du néolithique saharien. Plus tard, des pasteurs transhumants conduisent leur bétail vers le plateau et ont gravé les dalles bordant les pâturages du Yagour. L’image du bœuf y est fréquente. L’homme est souvent représenté armé. Le poignard devient omniprésent et des armes de fabrication locale sont créées. À la fin de cet âge du bronze, les premières écritures font leur apparition.

 

Panneau 12 – Les femmes du Zat et leur savoir-faire artisanal

> Le tissage est l’une des activités artisanales féminines les plus importantes. Le tapis est le résultat d’une pratique mythique, historique et technique, qui renvoie aux générations passées, à leur savoir-faire,à leur culture religieuse ou à leur inspiration artistique. C’est un genre narratif particulier qui participe de la construction sociale dans toutes ses dimensions: culturelle, économique et territoriale. Mais les nouvelles logiques commerciales aboutissent à des changements de procédés, avec l’utilisation de matières premières industrielles, de teintures chimiques et à la perte de ce savoir-faire traditionnel des tapis de la vallée du Zat.

 

Panneau 13 – Quelques végétaux endémiques

> Le Maroc est le pays du bassin méditerranéen avec le plus grand nombre d’espèces uniques à une région endémisme. Nombre d’entre elles sont limitées au Haut Atlas, en raison de leur isolement et de la diversité de leurs habitats. C’est le cas du Genévrier thurifère ; quelques peuplements reliques d’arbres éparpillés, extrêmement vieux et à croissance très lente, subsistent à des altitudes élevées )2200-2800 m(. Sa régression est due à l’élagage sans discernement pour le bois de chauffage et le fourrage.

 

Panneau 14 – La vallée du Zat, un territoire à protéger

> La déforestation et la dégradation du couvert végétal qui s’en suit mettent en danger l’équilibre environnemental de la vallée du Zat. L’érosion des sols due au ruissellement des eaux de pluie provoque le ravinement des haut-plateaux et le glissement des terres sur leurs versants. La réduction des pâturages collectifs en raison du développement des cultures est aggravée par le manque d’eau et de neige lié à la diminution de la pluviométrie depuis plusieurs décennies. Cette modification des paysages entraîne une plus grande fréquence des crues de l’oued Zat et de ses affluents et l’inondation des terres agricoles des fonds de vallées.

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