Nouveau rôle des citoyens et gouvernance démocratique 32. L’implication des populations locales dans le processus de développement local des territoires : le cas des territoires labellisés UNESCO-Géoparcs.

Ekobevet Allogo,  Y. et Barthes, A., (2016). Nouveau rôle des citoyens et gouvernance démocratique 32. L’implication des populations locales dans le processus de développement local des territoires : le cas des territoires labellisés UNESCO-Géoparcs.  Actes du 7eme colloque international développement durable et lien social : les parcs naturels entre patrimonialisation et innovation, 5-6 septembre 2016, Agadir, Université Ibn Zohr d’Agadir.


Résumé :

Les parcs naturels, les réserves géologiques ou de biosphère, ou les Géoparcs sont autant d’illustrations de stratégies de patrimonialisation sur lesquels s’appuient les processus de (re)construction des territoires ruraux (Barthes, Alpe, Martini, 2014). Un Géoparc porte la responsabilité de protéger, conserver, et promouvoir les patrimoines premièrement géologique, puis naturel, culturel, immatériel… cette vision se veut « durable » ; pour cela, elle prend en compte les dimensions politique, économique et social.

Les entités concernées sont toutes dotées d’un conseil scientifique (ou conseil d’orientation), dont les objectifs sont, entre autres, de réfléchir aux moyens d’impliquer les populations locales dans la construction d’une identité et d’une cohérence territoriale autour de la protection et de la valorisation du patrimoine géologique. Dans cette étude, nous retiendrons le vocable « conseil d’orientation ».

Afin de mener notre analyse, nous prendrons appui sur le principe 22 de la Déclaration de Rio (1992). Pour ce faire, il s’agira pour nous, selon ce principe, de montrer la place et le rôle  des populations et communautés autochtones dans le processus de développement local de leur territoire  du fait de leurs connaissances du milieu et de leurs pratiques traditionnelles. Et aussi de montrer à partir des interventions de terrain du conseil d’orientation l’UNESCO-Géoparc de Haute Provence en particulier comment cet organe local compte apporter son appui aux populations pour leur permettre de s’approprier le concept Géoparc.

Pour enrichir cette expérience, nous présenterons la situation actuelle du Géoparc M’goun au Maroc. A l’aide de cette étude de cas, nous montrerons comment ce Géoparc, premier modèle africain, tente de poser ses marques. Aussi dans une approche comparative, nous examinerons dans ce contexte les actions de ces deux organes locaux. A titre de rappel, il faut savoir que l’UNESCO-Géoparc de Haute Provence est le premier Géoparc mondial (sur plus de 120 aujourd’hui). Dans cette étude, nous retiendrons l’appellation Géoparc M’goun.

Nous posons l’hypothèse qu’un tel objectif c’est-à-dire impliquer les populations locales dans une volonté de développement local, ne peut être atteint qu’à condition de respecter les prescriptions du principe 22 de la Déclaration de Rio (1992). En définitive, nous vérifierons à l’aide de nos observations et des entretiens effectués si ces territoires labellisés UNESCO-Géoparcs sont facteurs de développement local ou non.

Mots-clés : développement local – label Unesco-Géoparc  – populations locales – identité territoriale  – conseil d’orientation


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